Les bienfaits de la sophrologie sur le corps et l’esprit

« Sentir son corps s’étaler comme une crêpe », « se sentir léger comme l’air », « en avoir plein le dos », « sentir sa tête qui va exploser » : qui d’entre nous n’a pas un jour ressenti ça ?


Une émotion trouve-t-elle son origine dans le corps ou dans le mental ?

Différentes études mènent à différentes conclusions, et j’ai tendance à penser que peu importe, ce que nous savons en revanche c’est qu’une émotion se vit, s’éprouve, se ressent.


L’amour, la surprise, la joie, la peur, la colère, le stress, … : notre physique et notre esprit sont concernés.


Être conscient de l’unité corps – esprit


Nous savons où est située notre tête (siège de notre mental), qu’elle est reliée à notre corps par le tronc cérébral (en tenant compte uniquement de la structure osseuse).

En somme, nous savons que nous formons une unité organique et psychique.


Le cérébral influe sur le corporel et vice-versa.

Un massage provoque une détente corporelle quasi immédiate qui engendre un état profond de relaxation quand, à l’inverse, une mauvaise nouvelle entraîne des crispations (mâchoires, dos, …).


Mais alors, pourquoi dissocions-nous à ce point notre physique de notre mental ? (sauf les grands sportifs qui ont compris, eux 😊 ; je mets de côté les grands yogi évidemment).


Notre corps, ce précieux trop souvent oublié


Aujourd’hui bien plus qu’hier, les sollicitations constantes happent notre mental et lorsque ce ne sont pas ces dernières qui captent notre attention, nous cherchons à « nous remplir la tête » de vidéos, séries, lectures…


Sommes-nous conscients que notre seul moyen de transport pour toute notre vie est notre corps ?


Notre corps nous fait ressentir, éprouver, vivre.


Néanmoins, dans la plupart des cas, nous n’y prêtons attention que lorsqu’il dysfonctionne et à des degrés différents selon chacun de nous.


Il est objectif de dire que nous n’écoutons pas suffisamment notre corps.


Nous le « laissons » en mode économie d’énergie.



Notre esprit « multidirectionnel »


A contrario, notre matière cérébrale est constamment sollicitée, activée et nous entretenons nous-même ce processus.

Notre environnement est conçu pour limiter voire empêcher toute pause psychique qui serait pourtant bienvenue, sûrement indispensable.


Il apparait clairement que si un curseur devait être mis sur nos activités physiques et psychiques, la balance ne serait pas alignée…


Que diriez-vous de rééquilibrer votre VOUS tout entier en prenant soin de votre seul moyen de transport pour votre vie ?


Nous sommes chimie


Très naturellement, nous pourrions comparer notre organisme a une fabrique de substances chimiques.

En permanence, nous produisons de l’énergie, des hormones, des cellules, etc.


Le cœur fait circuler le sang, le pancréas sécrète de l’insuline, les muscles prennent l’oxygène nécessaire à un effort éventuel ce qui engendrera une accélération de la fréquence respiratoire pour alimenter les autres organes : tout est chimie en nous.


Lors d’une émotion, le taux de certaines hormones grimpe fortement :

  • Amour : ocytocine, endorphine
  • Stress : cortisol, ACTH
  • Peur : adrénaline, vasopressine
  • Plaisir : dopamine, sérotonine

L’utilité des hormones est d’apporter une « réponse » à une situation précise.


Exemple : une personne en situation de danger immédiat va sécréter du cortisol en forte quantité qui va augmenter sa fréquence cardiaque, ainsi alimenter les muscles en oxygène, diminuer voire endormir ponctuellement son système viscéral pour lui permettre de fuir ou combattre.


Tout est orchestré pour préserver notre équilibre. Sans notre extraordinaire fabrique chimique, l’espèce humaine n’aurait pas survécu.


Il est aisé de comprendre que les excès (stress chronique, ruminations, …) vont engendrer une production chimique permanente et le dérèglement s’installe : la fabrique se met à mal fonctionner et les « réponses » deviennent alors inadaptées, le déséquilibrage est total.



Rééquilibrer par la sophrologie


Sans se substituer à un traitement médical indispensable à de nombreuses pathologies, la sophrologie a quelques atouts en poche.


Une particularité de notre cerveau


Pour comprendre comment la sophrologie joue un rôle dans la régulation hormonale et bien plus encore, voici une petite expérience que vous pouvez vivre si vous le souhaitez.


Fermez vos yeux et imaginez-vous au milieu de l’endroit qui vous fait le plus de bien. Prenez le temps de visualiser l’environnement, le ciel, les couleurs autour de vous. Appréciez le silence ou au contraire la vie autour de vous et profitez quelques instants de vivre ou revivre ce moment. Puis rouvrez vos yeux.


Quelles sensations avez-vous ressenti ? Quelles ont été vos pensées ? Peut-être que vous ressentez même un certain relâchement dans vos muscles…


C’est possible pour une raison très simple : le cerveau ne fait pas de différence entre l’imaginaire et la réalité.

Il est capable de milliards de choses mais ne distingue pas le vécu de l’imagination, c’est incroyable !


C’est pour cette raison qu’il est quelquefois difficile de sortir complètement d’un rêve, ou qu’il nous arrive de nous demander si on a rêvé ou véritablement vécu un évènement particulier.


Remettre le système à l’équilibre


Nous savons que les hormones du plaisir sont sécrétées durant les moments de bonheur, de partage, d’amour.

Nous avons compris aussi que le cerveau ne distingue pas le vrai du faux.

Nous sommes conscients que mental et physiologie sont interdépendants.


La sophrologie exploite toutes ces réalités pour venir « tromper le cerveau » en quelque sorte et ainsi rééquilibrer l’unité corps-esprit.


En amenant la personne à focaliser son attention sur son corps, le détendre très simplement en même temps que visualiser un souvenir agréable, l’avancée vers un objectif précis ou toute autre situation souhaitée, le système neurohormonal s’active et optimise alors les sécrétions pour améliorer le retour à l’équilibre.


Comme un sportif doit s’entraîner pour percevoir les changements, la sophrologie sera plus efficace par la répétition, l’entraînement.


Elle ouvre des portes insoupçonnées en s’appuyant sur les ressources de chacun, ou en les créant si la personne croit ne pas en avoir.


La sophrologie est médicalement reconnue pour ses bienfaits.