L'hypnose ou comment reprogrammer son inconscient

Différentes études ont été réalisées sur l’impact que peut avoir un changement de perceptions sur des personnes souffrant de dépression.


Attention, les informations suivantes sont issues d’études et ont pour seul but d’être un point d’appui permettant d’aborder les conséquences de changements de perceptions, elles ne sont en aucun cas une incitation.

 

Ne souhaitant en aucun cas faire l’apologie des drogues (les études ont été et sont menées de manière scientifique, sous haute surveillance médicale), il est intéressant de noter que suite à des expériences réalisées aux Etats-Unis dans les années 1960 par des psychiatres, des recherches nouvelles sont réalisées ces dernières années sur les facultés de substances hallucinogènes à soulager la dépression…


Depuis 2016, pas moins de 400 études sur les effets et conséquences de la psilocybine (substance psychoactive des champignons hallucinogènes) ont été publiées.


Un ancien dépressif annonce que voir « la réalité du quotidien sous un nouveau jour » l’a guéri de sa dépression.


Par conséquent, et sans avoir recours à aucune substance hallucinogène, il apparait que changer sa perception du monde, de son histoire, de son vécu permet d’aborder la vie sous un angle nouveau, avec un regard « nettoyé » de toutes croyances, qu’elles soient fausses ou limitantes.


Nos perceptions sont liées à nos croyances, nos programmes.

« Nous ne voyons pas le monde tel qu’il est, nous le voyons tel que nous sommes ». Emmanuel Kant.



D’où viennent mes perceptions, mes pensées ?


Organiquement, nous possédons un cerveau reptilien, limbique et un néo-cortex, chacun ayant son rôle spécifique.


Psychiquement, nous sommes pourvus d’un conscient (ou mental) et d’un inconscient. Le premier a pour rôle d’avancer, d’être toujours en mouvement car il est lié au présent ; il peut gérer 3 à 4 actions ou pensées simultanées. Quant au second, il a une mission bien plus grande car il gère nos programmes (les automatismes, apprentissages), nos fonctions biologiques, notre mémoire, … soit, en gros, des millions d’actions simultanées, 24h/24 et 7j/7.


Depuis notre naissance (a minima), notre vie est enregistrée dans ce que l’on pourrait représenter de manière métaphorique comme une immense bibliothèque ou vidéothèque. Notre inconscient est en action permanente et se charge de tous les enregistrements (en plus de ses autres missions).


De manière à nous alléger au mieux notre quotidien, notre conscient a accès à certains souvenirs (plus ou moins nombreux), là où, notre inconscient a accès à tout !


Mais alors…


Comment fonctionne mon inconscient ?


Le principal objectif de notre inconscient est de nous protéger.


Imaginez devoir gérer votre fonctionnement biologique, l’archivage de chaque instant vécu, le décodage permanent d’éventuels dangers ajoutés à votre vie quotidienne, votre travail, vos études ?

Ce serait le burn-out assuré !


Il est donc aisé de comprendre que notre inconscient est notre plus grand protecteur.


Il a son propre classement influencé par nos émotions et leur intensité.


Une émotion douloureuse liée à un évènement vécu dans notre enfance ou à l’âge adulte peut cristalliser un bloc émotionnel, qui prend de la place, qui est plus lourd que le reste.


Soit la résilience se met en place et l’inconscient retrouve naturellement son classement équilibré, soit la résilience ne se manifeste pas pour un tas de raisons et le rangement devient alors trop difficile pour l’inconscient.


Dans ce cas, les tomes ou coffrets prennent de plus en plus de place. Et lorsque l’inconscient ne parvient plus à équilibrer sa bibliothèque ou dvdthèque alourdie par le poids des livres ou dvd « négatifs », il se manifeste à sa manière…


Parfois, l’inconscient peut mal interpréter un évènement qu’il va ranger dans l’étagère « attention danger » alors qu’il s’agit d’une situation inconfortable mais sans danger, tout est lié à l’histoire, le vécu de chacun.


Lorsque le classement n’est plus gérable par l’inconscient, il vient frapper à la porte du conscient qui lui permet – à force d’insistance – de s’exprimer par des symptômes.



Prendre conscience de ses symptômes


Qu’ils soient physiques, mentaux ou émotionnels, si des symptômes apparaissent, ce n’est jamais par hasard, ils ont toujours une origine.


Un symptôme est comme une mauvaise herbe


Les mauvaises herbes ont une véritable utilité. Dans nos jardins, bien souvent elles nous embêtent et pourtant elles sont indispensables à la préservation de la biodiversité.


Le symptôme a aussi son utilité, il est embêtant mais est pourtant le signe d’une difficulté rencontrée par notre psyché qu’il faut savoir écouter et prendre en considération.


Toute mauvaise herbe a une racine qui a besoin d’eau, de lumière, de soleil pour sortir de terre et pousser.

L’eau, la lumière et le soleil sont les déclencheurs de la pousse.


Si l’on compare cette mauvaise herbe à un symptôme : il sert à notre inconscient pour se manifester, prendre conscience d’une difficulté, mettre des mots sur un traumatisme et libérer les nœuds/blocs émotionnels qui y sont liés.


Le symptôme émerge avec un déclencheur, d’où l’intérêt de porter son attention sur :

  • Ce qu’il est
  • Le moment où il apparait (quand ?, quelle fréquence ?, avec qui ?, où ?)
  • Son évolution dans le temps (depuis quand ?, quelle intensité ?)

L’apparition d’un ou plusieurs « signes » lancés par notre inconscient révèle une demande : obtenir de l’aide.

Nous ressentirons soit un épuisement général, un stress chronique, un mal-être, un déséquilibre émotionnel ou peut-être des douleurs physiques…


La difficulté avec notre inconscient : il peut faire émerger des signaux mais ne pas être prêt – malgré tout – à travailler dessus, le plus souvent par crainte (liée à une de ses mauvaises interprétations). Dans ce cas présent, il faut respecter cette situation car, encore une fois, il ne veut qu’une seule chose : protéger.

En travaillant de manière différente, par la sophrologie ou l’EFT par exemple, il peut laisser la place à un travail progressif.


Lorsque l’inconscient est parfaitement disposé, l’hypnose thérapeutique va agir à la manière d’un désherbant sur la mauvaise herbe et faire ainsi disparaître le symptôme.


Modifier mes perceptions


De mon inconscient naissent mes perceptions, mes croyances, mes pensées.


L’hypnose va permettre de déprogrammer et reprogrammer certains « raccourcis » qu’il aurait pu établir.


A titre d’exemple :

Un pigeon en plein vol se dirige à vive allure dans le dos d’un enfant, ce dernier voit en face de lui les autres enfants faire des yeux surpris et se mettent à crier : le jeune garçon se retourne et voit le pigeon lui passer juste au-dessus à la dernière seconde.

A cet instant précis, son inconscient peut parfaitement interpréter : pigeon = danger absolu.

Là où notre conscience mesure bien la faiblesse dudit danger.

Une phobie s’installe chez ce jeune garçon car son inconscient a juste mal juger la notion de danger, face à l’environnement global.


L’intérêt et l’objectif pour ramener ce jeune garçon à l’équilibre : transformer le programme « pigeon=danger de mort » en « pigeon=oiseau un peu culotté mais pas dangereux ».


Reprogrammer


Observer et prendre conscience du symptôme donne des indications essentielles.

Il arrive que rien ne jaillisse du vécu, de l’histoire de la personne.

L’hypnose thérapeutique, couplée éventuellement à d’autres pratiques, laisse émerger des informations qui sont de vrais atouts pour l’atteinte de l’objectif : déprogrammer et reprogrammer.


Pour cela, de nombreuses techniques existent, adaptées à la difficulté rencontrée bien sûr.


L’hypnose Ericksonienne est la plus connue, pas forcément la plus utilisée à ce jour.

La nouvelle hypnose, la métaphorique ou l’archétypale sont extrêmement efficaces, je le vérifie quotidiennement pour ma part.


Reprogrammer c’est intégrer de nouveaux livres, dvd ou clés usb positifs comme on installe un logiciel dans son ordinateur.


Quand la reprogrammation opère, la charge émotionnelle liée au traumatisme (car il est question de traumas légers ou profonds) disparait, la résilience s’enclenche alors, mais toujours avec l’accord de la personne et de son inconscient.